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Des solutions existent pour vaincre la peur du dentiste

sédation pour patient dentophobique

L’aide des anesthésistes: Les solutions spécifiquement dentaires de sédation par des anesthésistes et non psycho-thérapeutiques

La phobie du dentiste n’est gênante que lorsque les personnes veulent se faire soigner les dents.
Ce constat peut être le fondement d’un paradigme thérapeutique permettant de soigner les dents du patient sans approche psychothérapeutique comportementale.

 

En effet, l’objectif principal n’est pas d’enlever la « peur du dentiste » à nos patients souffrant de la peur du dentiste ou de la phobie du dentiste, mais de leur permettre de se faire soigner les dents malgré cette peur, même phobique, en rendant inconscient le patient des traitements que l’on doit lui prodiguer.

Les remèdes pour surpasser cette peur :

Tranquillisants (Sédation consciente),

– Protoxyde d’azote (Sédation consciente),

Sédation dentaire par voie intraveineuse comme la DIAZANALGÉSIE. (Sédation semi-consciente),

Anesthésie générale (Le patient est plongé dans le coma)

 

Les traitements dentaires sous sédation

traitement peur dentiste

Les protocoles spécifiques de soins dentaires sous sédations inconscientes ou semi-conscientes. Après avoir établi un rapport de confiance avec le patient, le praticien établit un diagnostic de ses lésions dentaires et de ses peurs.

 

La phobie des soins dentaires est parfois diagnostiquée à l’aide d’une échelle de mesure de la peur comme le « Corah’s Dental Anxiety Scale » ou le « Modified Dental Anxiety Scale ».

– Les délabrement des dents du patient et/ou des ses bases osseuses et/ou gingivales est évalué et un plan de traitement est établi selon le principe de décision en triade :
– Définir les besoins du patient,
– Définir les désirs du patient,
– Définir les moyens du patient.

 

A la suite de l’exploration clinique et radiologique qui conduit au diagnostic, il faut construire un plan de traitement idéal en fonction de la dentophobie du patient.

Les solutions permettant de soigner les dents du patient malgré sa peur du dentiste ou sa dentophobie sont des protocoles particuliers utilisant

soit du protoxyde d’azote ou des tranquillisants (sédation consciente),

soit dans certains cas des sédations par voie intraveineuse type Diazanalgésie ou même une anesthésie générale au sein d’un plateau technique externalisé dans le respect des norme de sécurité.

Selon le cas un de ces protocoles sera privilégié.

Les soins dentaires sous sédation inconsciente ou semi-consciente

La sédation (du latin : sedatio) est un apaisement au moyen d’un sédatif

soins dentaires sans douleur

“La Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR) a défini, en 2000, la sédation comme étant l’utilisation de moyens médicamenteux ou non, destinés à assurer le confort physique et psychique du patient, et à faciliter les techniques de soins.”

Les techniques de sédation semis consciente type diazanalgésie supposent que le patient garde un certain état de vigilance tout au long de l’intervention même s’il est désinhibé et déconnecté de la réalité.

C’est-à-dire qu’il n’est pas plongé dans un coma malgré les sédatifs administrés mais que le sommeil dans lequel il est plongé le rend indifférent psychiquement aux traitements effectués.
Ce type de sédation s’adapte tout à fait aux actes de chirurgie dentaire.

A noter que la sédation n’a pas de vocation anesthésique : l’anesthésie proprement dite n’est obtenue qu’avec les anesthésiques locaux.
Un acte de chirurgie orale ou de soin dentaire est impossible avec une sédation consciente seule, sans anesthésie locale.

 

Pour en savoir plus sur les techniques de sédation consciente au cabinet dentaire, consultez sur la méthode du “One Shot Smile System” .

 

La Diazanalgésie ou «l’hypnose induite»

La diazanalgésie est la meilleur technique pour les soins dentaires pour les patients dentophobiques ou ayant peur du dentiste, ou tout simplement épris de confort et de rapidité lors des soins dentaires

La Diazanalgésie est une sédation légère par injection intraveineuse de benzodiazépines.

 

C’est le meilleur protocole de sédation possible pour les actes de chirurgie dentaire

Il met les patients dans un sommeil qui est beaucoup plus profond qu’avec les techniques par voie orale ou par inhalation de gaz MEOPA.
Pour autant, il n’est pas une mise dans un coma de type I comme avec la neurolept-analgésie, ou de type II comme avec l’anesthésie générale mais reste une sorte de « sommeil » artificiellement induit.

 

L’intérêt de la diazanalgésie en chirurgie dentaire est qu’elle permet de regrouper différentes interventions de chirurgie orale, de parodontologie, d’implantologie et de chirurgie maxillo-faciale ou même de soins dentaires prothétiques, en un seul et même temps opératoire, avec une limite de temps de 5 heures maximum.

Cette sédation est réservé à des patients dentophobiques ou soucieux de confort et d’économie de temps et qui ne présentent aucune faiblesse systémique.

Cette technique plonge les patients dans un niveau de sommeil et d’indifférence des soins que le dentiste leur procure qui permet tous types de traitements, y compris chirurgicaux, au sein du cabinet dentaire puisque la respiration est normale.
Le patient une fois réveillé rentre chez lui normalement bien qu’accompagné par un tiers.

En raison des spécificités de l’approche technique, physiopathologique et pharmacologique du patient anesthésié et de l’impératif de sécurité qui entoure cet acte à toutes les étapes, la pratique médicale de l’anesthésie n’est légalement possible en France que par un médecin anesthésiste réanimateur.

 

Elle est complétée par une anesthésie locale ou loco-régionale qui permet, par différentes techniques, de n’insensibiliser que la partie de votre corps sur laquelle se déroulera l’opération. Son principe est de bloquer les nerfs de cette région en injectant à leur proximité un produit anesthésique local.

 

L’anesthésie générale pour des soins sans peur ni douleurs

L’anesthésie générale consiste à mettre le patient dans un coma de stade II au bloc opératoire au sein d’une clinique chirurgicale.

anesthésie générale plateau

L’intérêt de l’anesthésie générale en chirurgie dentaire permet de regrouper différentes interventions de chirurgie orale, de parodontologie, d’implantologie et de chirurgie maxillo-faciale en un seul et même temps opératoire, avec une limite de temps de 5 heures maximum.

 

Pour quels patients ?

– Des patients extrêmement angoissés, agités et/ou qui présentent des pathologies générales à risque qui contre indiquent la simple diazanalgésie.

– Des patients qui nécessitent des interventions chirurgicales particulièrement invasives où la suspension de la sensibilité douloureuse totale est indiquée et impossible par d’autres techniques plus légères.

L’anesthésie générale prend alors toute sa valeur. Mais elle nécessite une surveillance accrue des fonctions vitales au sein d’un bloc opératoire en clinique.
Elle peut être ambulatoire: le patient entre et sort de la clinique dans la même journée.

Pour tout savoir sur les soins dentaires sous anesthésie générale

 

 

Une anesthésie générale dans le respect des normes de sécurité

Les soins dentaires sous anesthésie générale: Le plateau technique externalisé à la clinique pour les interventions chirurgicales sous anesthésie générale.

Seules les cliniques chirurgicales dont les normes de sécurité sont validées par les administrations suisses concernées peuvent répondre parfaitement à ces critères de sécurité.

Dans ces établissements, la surface des moyens techniques est complète puisque mutualisée par l’ensemble des chirurgiens intervenants.

Dans ces moyens techniques sont regroupés : les blocs opératoires permettant de faire des anesthésies générales, les chambres d’hospitalisation où les patients bénéficient de soins post-opératoires dispensés par des infirmières diplômées.

Eventuellement les centres de radiologie et d’exploration fonctionnelle ainsi que tous les moyens robotiques modernes d’aide à la chirurgie.

 

L’aide des psychiatres: Les solutions psycho-thérapeutiques

La psychothérapie cognitivo-comportementale est une indication thérapeutique pour le traitement des phobies « si l’on veut s’attaquer au symptôme en tant que tel ».

 

solution peur du dentiste

Dans cette mesure, le traitement consiste à proposer au patient de se confronter à la situation redoutée, d’abord de loin et dans un contexte rassurant, puis de plus en plus intimement.

Cette exposition progressive entraîne une diminution des réactions de peur et permet la disparition de la peur pour certains cas, par désensibilisation. La psychothérapie cognitivo-comportementale « soigne ainsi les symptômes » (si l’on ne se réfère qu’au paradigme psychanalytique), et peut suffire à permettre au patient de vivre beaucoup mieux et de se faire soigner sans peur excessive dans un cabinet dentaire.

Par ailleurs, les psychiatres peuvent, après évaluation du patient, prescrire en appoint certaines classes médicamenteuses telles que les bêta-bloquants, les anxiolytiques (notamment benzodiazépines ou anti H2), ou encore les antidépresseurs (parmi lesquels les IRS) dans le traitement de ce type de pathologie.

Ce sont des solutions longues, moyennement efficaces et qui nécessitent un gros effort sur soi-même.

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